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Ce samedi 14 mars 2009 à 23h30, je sors du bus avec une amie. Nous longeons la rue, sans se soucier des dangers qui nous entoure. On rit, on parle de choses et d'autres. Le moment est venu de se dire au revoir : « à lundi ». Mais ce lundi il n'y aura pas. Car, tandis que je continue mon chemin, trois gamins, âgés d'une quinzaine d'années, ornés de capuches, m'aplatissent sauvagement au sol. Qu'est-ce que.., je tente de me débattre et cri. Je pense alors à un viol. Mais heureusement ce ne fut « qu'une » tentative de vol. Je dis tentative puisque ces trois lâches, s'attaquant à une jeune femme solitaire vers les 12 coups de minuit, ne me dérobent la moindre petite chose. En effet, tout cela se passe très vite, 30 secondes environ. Ils me foutent des coups, principalement sur le visage et la tête, je me débats et crie telle une fillette apeurée. Seule fut ma réaction. Mais personne ne vint. Puis, l'un de ces gamins irresponsables et mal éduqués parvint à saisir mon sac, mais je le rattrape et tire de toutes mes forces. « Enfoirés ! » sort de ma bouche, mais rien de la leur. Je ne peux donc pas les identifier. Ils lâchent prise. « On se barre ! » ou « On se casse ! » ou « Courrez ! » s'exclament-ils. Ces ignobles enfants, voulant imiter leurs grands frères, eux aussi tout autant immatures qu'un bébé sortant tout juste du ventre de sa mère, prennent la fuite. Bande d'enculés. Aucune dignité ne ressort de leur acte : ils se barrent sans rien dans les mains, sûrement fière de raconter le lendemain qu'ils ont tabassé une fille... seule contre trois, ne l'oublions pas.

Enfants honteux et éc½urants qui, chaque semaines, prennent plaisir à violenter.


Revenant à la vie, je cherche, regarde tout autour de moi. Respire. Non, il fait trop noir pour rentrer chez moi. Là bas, c'est le couloir de la mort, ces démons y sont entrés et n'en sortent qu'une fois leur proie sûre d'être percée de leurs crocs. Alors j'appelle, j'appelle Julie sur son téléphone. « Julie !...-ma gorge se resserre, impossibilité de m'exprimer- j'viens d'me faire agresser... » « quoi ?! hannn putain ! ...J'ARRIVE ! ».
La voilà. Qu'est-ce que je fais ? J'me cache ? j'me montre ? Je sens une coupure sur ma joue. Oh putain ma lèvre ! Putain de merde, mais qu'est-ce qu'ils m'ont fait ces enculés. Puis, son regard à travers la grille me fait dire que c'est pas beau à voir. « Han nannn... putain... viens...han putain les enfoirés...fais voir » Nous marchons dans cette nuit noire qui me paraît si reposante tout à coup. Cette nuit en qui j'avais confiance, qui m'apportait oxygène et silence à chaque retour de soirée.
Vers minuit, arrivée chez cette si grande amie en qui je serais éternellement reconnaissante. Ses parents m'accueillent avec tendresse, Juju m'apporte eau, coton, glaçon et désinfectant. Oh Mon Dieu...ils m'ont défoncés la gueule. J'y crois pas. C'est pas possible... C'est bon, ce n'est qu'un mauvais rêve.

Mon père enragé et anxieux apparaît. « Oh la vache, les ordures...quelle bande d'enculés ». s'en suit alors un long voyage : hôpital, 2h à cacher mon visage des patients et à raconter avec douleur mon récit. Ensuite, direction le commissariat : 3h05 s'affiche sur l'horloge. Un homme qui décuve attend un médecin pour soigner sa cheville ou je ne sais quoi. Il aurait été surprit en train de faire le fou sur une mini mobylette complètement beurré avec plusieurs billets de 50 euros en poche. Selon son dossier, il a déjà été arrêté pour stupéfiants. Mais peu importe, je suis là pour déposer une plainte. Il aura fallu une heure pour faire ma déposition ! Ces fonctionnaires prenaient tout leur temps, faisaient plusieurs choses à la fois. Aucun ne s'est proposé d'interroger le voisinage le lendemain, ou de faire un tour dans la ville pour repérer ces 3 gosses en jogging. « Non, on ne peut rien faire, la prochaine fois lâchez votre sac »
Non mais tu veux rire ?! Lâcher mon sac pour ces connards ?! Mais c'est trop facile ! Dans ce cas là, moi aussi j'arrête les études pour me consacrer au vol et à la bagarre. N'importe quoi ! Mais c'est quoi ce monde ? C'est aux gamins qu'il faut faire la morale : « non mon petit c'est pas bien de taper, non non non, c'est pas jolie jolie. Faut pas non plus piquer quelque chose sans la permission » et aux parents ! On ne laisse pas son enfant de 15 ans errer à 11h du soir dans les rues !

C'est quoi ce bordel ? Elle est où la caméra?


Phrase du jour: "Obama est venu me serrer la main pendant que j'étais au WC, j'te raconte pas la honte....
et puis Bush aussi, mais à lui je lui ai dis "Ah non! toi tu dégages sinon tu vas Busher mes toilettes
"


"Je mets des smarties sous mon oreiller pour faire descendre Marilyn Monroe au paradis."
Colin Farrell.

# Posté le jeudi 19 mars 2009 09:46

Modifié le jeudi 19 mars 2009 09:57

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